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Le FinOps incontournable pour gérer son Cloud

Le Cloud public, pourquoi pas mais à quel prix ?Le FinOps peut-il vous aide à alléger la facture ? La question de son coût revenait souvent dans les discussions avec les DSI. Aujourd’hui, après la mise en oeuvre de migration dans le Cloud public, les réponses à cette question sont diverses. En les analysant, deux visions s’opposent :

  • D’un côté, les entreprises témoignent des gains opérationnels et financiers qu’apporte le Cloud. La migration a permis d’économiser sur les coûts d’infrastructure, c’est le cas de Véolia qui témoigne pour AWS par exemple ou encore d’Engie qui témoigne autour de l’utilisation de plateforme SAP Hana sur AWS.
    Au-delà des gains financiers, le Cloud public transforme la DSI en centre de services à valeur ajoutée. Elle laisse alors derrière elle son image de centre de coûts. La société Jouve qui s’est associée avec Microsoft pour concevoir des “produits de demain” en s’appuyant sur les services IA et Big Data d’Azure en est un exemple.
  • A l’opposé, nous accompagnons des clients qui ayant fait le choix du Cloud public nous sollicitent pour faire machine arrière. La cause majeure en est la facture jugée souvent trop élevée. Les gains attendus ne sont pas au rendez-vous, ou pire cela coûte même plus cher qu’auparavant. Le calcul du prix serait trop technique. L’enveloppe budgétaire à long terme est difficile à prévoir. Le modèle Pay-as-You-Go qui ne se vérifie pas en pratique, plus proche du concept marketing que de la réalité financière.

La vision d’un spécialiste de la donnée sur le FinOps

Les 2 points de vue sont légitimes car le modèle du Cloud Public n’est ni bon ou ni mauvais. Des questions se posent en amont :

  • Quelles sont les raisons de migrer (financières, agilité, externalisation des problématiques Datacenters) ?
  • Quelles sont les applications éligibles à la migration et celles qu’il faut laisser on-premises ?
  • Comment définir les compétences à acquérir pour opérer mes ressources de Cloud public ?
  • Quels sont les investissements nécessaires à la construction d’une infrastructure durable adaptée  (interconnexion réseau, sécurité…) ?
  • Comment gérer la gouvernance des données alors qu’elles sont dispersées ?

Le FinOps, un nouvel outil dans le monde des Ops

Pour répondre à ces différentes questions, les équipes IT se transforment. De nouvelles fonctions centrées autour du métier de l’infrastructure plus communément appelé “OPS” apparaissent. Plus de limitation à son métier pur et dur d’infrastructure mais des silos qui s’ouvrent aux autres. Des sensibilités et des compétences dans d’autres domaines se développent.

Le développement, la sécurité ou encore la finance en sont des exemples :

  • Le DevOps. Il implique les équipes de développement et les équipes d’infrastructures, améliore la communication entre ses 2 mondes. Sur un plan humain, grâce à différentes méthodologies agiles. Sur un plan technique, grâce aux APIs et aux infrastructures programmables.
  • Le SecOps ou DevSecOps. Il reprend la même philosophie que le DevOps. Il intègre une notion supplémentaire de sécurité pour corriger les failles, les vulnérabilités applicatives… La notion s’applique aux Ops pour corriger les failles des produits utilisés comme les systèmes d’exploitation ou firmware matériel. Elle s’applique également aux développeurs dans leur mode de conception et sécurisation de leurs applications.
  • Le FinOps. Il met en œuvre des outils et des méthodologies afin de suivre et d’optimiser la consommation. Il s’agit fréquemment de ressources utilisées dans le Cloud Public.

Le FinOps est-il un incontournable ?

L’étude annuelle de Righscale de 2019 montre que la priorité N°1 des DSI est d’optimiser l’utilisation des ressources du Cloud.

Un sujet d’autant plus intéressant qu’en 2019, une évaluation portait à $14 Billions les dépenses Cloud liées à des services inutilisés. Un chiffre peut surprenant car ce même rapport, Righscale estime que 35% des factures Cloud des entreprises interrogées sont des pertes en services inutilisés.

A l’heure de l’adoption du Cloud, le FinOps devient un sujet d’importance grandissante pour ne pas dire incontournable. Mais quelles sont ses missions ? Comment le FinOps permet-il d’optimiser la gestion des dépenses Cloud.

Quelles missions pour le FinOps ?

Informer

aws number of services

Comme en témoigne cette présentation de 2019, AWS compte aujourd’hui 5089 services et fonctionnalités alors qu’il en comptait un peu plus de 1000 en 2018 lorsque nous participions à Re-invent 2018.

Avant de contrôler, s’informer et connaitre la nouvelle disponibilité de services est primordial afin d’optimiser sa consommation et de s’inscrire dans un modèle Cloud natif. C’est également vrai pour les tailles d’instances ou de VMs qui évoluent fréquemment et arrivent progressivement sur les régions. Il est donc également nécessaire de piloter la contrainte géographique.

Avant même de parler d’outils, s’informer régulièrement sur les nouveautés est recommandé en s’abonnant par exemple à la page Nouveautés d’AWS. Microsoft dispose d’une page similaire sur son blog Azure.

Contrôler

La méthodologie FinOps n’est rien sans le contrôle. Avant de mettre en place les optimisations nécessaires à la réduction des dépenses Cloud, déployer les outils techniques permettant d’établir un contrôle permanent sur les dépenses est indispensable. C’est d’autant plus vrai que face au multi-cloud et à des services de plus en plus nombreux. Le fondement du FinOps : centraliser et gagner en visibilité pour simplifier l’analyse des postes de dépenses.

Il s’agit de se construire un cockpit virtuel permettant de visualiser, alerter et optimiser les dépenses. Des concepts de supervisions techniques pour surveiller son infrastructure ont des similitudes. A tel point que certains outils de monitoring traditionnels commencent à intégrer ces notions de coûts.

Des outils permettent également de fournir de nombreux indicateurs pour faciliter la construction de budgets IT et affiner les processus liés au FinOps.

Dashboard de Cloudyn

Un exemple avec Cloudyn qui propose son portail pour Azure.

Un autre outil Lota cloud est également disponible pour fournir des informations sur la consommation des plateformes. Une mention spéciale pour cette startup français qui débarque dans le milieu de la FinOps pour gérer son Cloud AWS et qui promet d’être disponible prochainement sur Azure, OVH et Google Cloud Platform.

La plateforme Lota sous AWS

Comprendre

La mise en place des bonnes pratiques FinOps permet de garantir la visibilité et le contrôle sur toutes les ressources du Cloud. Une bonne analyse des usages et des habitudes de travail des équipes permet de mieux cerner les enjeux liés à l’environnement. Il s’agit d’en tirer les conclusions qui permettront d’avancer vers un Cloud économiquement viable.

Le Cloud permet une agilité certaine aux entreprises. Il offre aux métiers un tremplin pour la transformation numérique. Cependant, perdre de vue le modèle de rentabilité de l’entreprise serait une erreur. Dès lors le FinOps fournit les éléments qui permettent de garantir que l’apport est bien supérieur aux dépenses, mieux il permet de prévoir les évolutions de facturation selon la demande des clients finaux. L’élasticité du Cloud Public est souvent citée comme un atout majeur. Par exemple, en cas d’évolution du trafic sur l’application, la FinOps ajuste automatiquement les prévisions de coûts en fonction de ces métriques.

En d’autres termes, ces outils garantissent le respect des ROIs et la maîtrise des budgets.

Optimiser

Informer, contrôler mais surtout optimiser ! Le FinOps permet un élément prépondérant aux entreprises : modifier leur manière de penser et de concevoir leur infrastructure Cloud. L’objectif étant une adéquation entre la facturation et les usages. La meilleure expérience au meilleur prix. Il ne s’agit plus d’exploiter le Cloud au travers du shadow IT et de budgets non maîtrisés.

Les outils proposeront de migrer de façon optimisée vos applications d’un serveur vers un autre ou de redimensionner les ressources. Il faudra néanmoins prendre en compte ces aspects dans les processus afin de ne pas engendrer de coupure de service. Il sera également nécessaire de valider la dimension géographique en cas de contraintes réglementaires.

La vision d’un intégrateur

Le FinOps vise à transformer la façon dont les entreprises consomment le Cloud. Il faut redevenir un acteur responsable dans la consommation des ressources et garantir un optimisation continue.

En tant qu’intégrateur, Scasicomp a mise en oeuvre très tôt  les concepts FinOps dès le début de la conception des plateformes. En privilégiant les services natifs du Cloud et en proposant de suivre les dépenses liés aux projets, nous optimisons les factures. Aujourd’hui, nous continuons notre accompagnement en nous dotant d’outils FinOps. Ils permettent un suivi quotidien et l’optimisation de la consommation de nos clients. Nous accompagnement nos clients dans la modernisation de leurs processus métiers.




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Benjamin DURAND
Benjamin DURAND
Business Development Manager Data Management & Cloud chez SCASICOMP
bdurand@scasicomp.com

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