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Adopter le Cloud, une fin en soi ?

Depuis 2010, le Cloud ne cesse de prendre de plus en plus de place. D’abord diabolisé comme étant le symbole même du Shadow IT, il est aujourd’hui au centre de toutes les discussions technologiques.

Si certains ont déjà affichés leurs objectifs de fermeture de Data-center traditionnel et de passer au Full Cloud, d’autres s’interrogent encore sur son adoption.

Par où commencer, quel(s) modèle(s) choisir ? Surtout faut-il céder à cette technologie ou n’est ce qu’un effet de mode ?

Définition du Cloud, un produit ou un modèle ?

Les 3 types de Cloud:

  • Le Cloud Public : Il est détenu et exploité par un fournisseur de services Cloud, qui propose des ressources de calcul, telles que des serveurs et du stockage, via Internet. Microsoft Azure, Amazon Web Services ou encore Google Cloud Platform sont des exemples de Cloud public. Dans un Cloud public, tout le matériel, tous les logiciels et toute l’infrastructure sont la propriété du fournisseur du Cloud. Vous accédez à ses services. Vous gérez votre compte par l’intermédiaire d’un navigateur web ou des APIs.

 

  • Le Cloud Privé : Il est l’ensemble des ressources de Cloud computing utilisées de façon exclusive par une entreprise ou une organisation. Le Cloud privé peut être physiquement dans le centre de données local de l’entreprise. Certaines entreprises font appel également des fournisseurs de services pour qu’ils hébergent leur Cloud privé. Les services et l’infrastructure se trouvent dans ce cas sur un réseau privé.

 

  • Le Cloud Hybride : Il est bien plus qu’une utilisation des Clouds Privés et Publics. Il regroupe des Clouds publics et privés, liés par une technologie leur permettant de partager des données et des applications. En permettant que les données et applications se déplacent entre des Clouds privé et public, un Cloud hybride offre une plus grande flexibilité. Ainsi les entités IT profitent de davantage d’options de déploiement, d’une optimisation de l’infrastructure, de la sécurité et de la conformité existantes.

Les 3 grandes typologies de services Cloud :

  • Les services IaaS: La catégorie la plus classique des services du nuage. Avec IaaS, vous louez une infrastructure (serveurs, machines virtuelles, stockage, réseaux, systèmes d’exploitation) avec un paiement à l’usage.

 

  • Les services PaaS : L’expression plateforme en tant que service (PaaS, Platform-as-a-Service) qualifie les services de Cloud computing qui offrent un environnement à la demande. Il s’agit souvent de développer, tester, fournir et gérer des applications logicielles. Le PaaS est conçu pour permettre aux développeurs de créer rapidement des applications web ou mobiles sans avoir à se préoccuper de la configuration ou de la gestion de l’infrastructure. La mise à disposition de serveurs, de stockage, de réseau et de bases de données nécessaire au développement sont concernées.

 

  • Les services SaaS : Le logiciel en tant que service (SaaS, Software-as-a-Service) est la diffusion d’applications logicielles via Internet. Il se souscrit à la demande et en général sur abonnement. Avec le SaaS, les fournisseurs de services Cloud hébergent et gèrent les applications logicielles et l’infrastructure sous-jacente. Ils gèrent la maintenance, par exemple la mise à niveau des logiciels et l’application des correctifs de sécurité. Les utilisateurs se connectent à l’application par l’intermédiaire d’un navigateur web sur leur téléphone, leur tablette ou leur PC.

Des services différents mais une philosophie commune

Si le niveau de service et les approches sont différentes, il existe en revanche des caractéristiques communes. On peut citer : le portail utilisateur self-service, la facturation à l’usage, l’accès au travers d’un réseau global, la mutualisation des ressources ou l’élasticité des ressources.

En partant de ce constat, difficile de ne pas souscrire à cette approche surtout dans un contexte de transformation numérique. Le Cloud n’est pas un produit mais une approche qui vise à ramener l’agilité et les initiatives DevOps jusqu’aux infrastructures. En revanche, le modèle public n’est absolument pas une obligation.

Si vous souhaitez en savoir plus sur les technologies ayant le vent en poupe sur le Cloud je vous invite à lire cet article.

Si l’option public n’est donc pas une obligation , la modernisation et l’agilité du Datacenter en est une face aux enjeux Métiers actuels. Le cycle d’adoption et la modernisation des infrastructures doit se travailler sur le long terme afin de rendre ses installations Cloud Ready.

Le choix entre le public et le privé doit s’aborder comme une vraie stratégie où l’ensemble des équipes s’implique. Les éléments principaux à prendre en compte étant : l’infrastructure existante, les enjeux Métier, la maturité des équipes, la connaissance des applications existantes et bien évidemment le coût.

Une évolution plus qu’une finalité

Il ne faut donc pas considérer le Cloud dans toutes ces formes comme une finalité mais plutôt comme une évolution. En optimisant les usages et les services, le Cloud amène de l’agilité et de la valeur numérique. A défaut de l’adopter, préparer son datacenter à s’ouvrir tout en protégeant ses données est d’une importance cruciale.




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Benjamin DURAND
Benjamin DURAND
Business Development Manager Data Management & Cloud chez SCASICOMP
bdurand@scasicomp.com

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